Communication au Conseil des Ministres sur l’élaboration du PNDSE III et son plan d’actions triennal 2024-2026

Communication au Conseil des Ministres sur l’élaboration du PNDSE III et son plan d’actions triennal 2024-2026

Nouakchott

On 6:06 | 18 Oct 2023

 

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Notre Pays a adopté depuis 2000, pour le développement du Secteur de l’Éducation, une approche programme au lieu de l’approche projet qui était en vigueur auparavant. Une première phase, d’une durée décennale, a ainsi démarré en 2001, pour le nouveau Programme National de Développement du Secteur de l’Éducation (PNDSE).

Le PNDSE a ensuite été relancé pour une deuxième phase durant les années 2011-2021. Les deux programmes ont obtenu l’endossement et l’appui de l’ensemble des partenaires techniques et financiers (PTFs) du Secteur. Leur mise en œuvre s’est faite sur la base d’une planification triennale des actions à mener qui est évaluée annuellement lors de revues conjointes impliquant l’ensemble des acteurs du Secteur.

Pour sa troisième phase, PNDSE III 2023-2030, le processus de préparation a démarré en 2022, selon une approche participative impliquant l’ensemble des cinq départements en charge du Secteur de l’Éducation (MAIEO, MENRSE, MEFP, MESRS et MASEF) ainsi que le département des finances et l’ensemble des PTFs.

La présente communication a pour objectif d’informer le Conseil, de l’élaboration du PNDSE III et de son plan d’actions triennal intégrant les activités de la nouvelle réforme de la chaine du manuel scolaire. Elle abordera ses objectifs et des perspectives.

1- Composantes, Objectifs et Coûts du Programme

Le PNDSE III adopte une approche holistique de développement du Secteur de l’Éducation et s’articule autour de trois composantes :

 Amélioration de la qualité et de la pertinence de l’Éducation ;

 Développement de l’accès et de l’équité ;

 Amélioration de la Gouvernance.

Ses ambitions, à l’horizon de 2030, visent à satisfaire les objectifs suivants décrits dans ses stratégies sous-sectorielles :

 50 % des enfants de 5 ans et 25% des enfants de 3-4 ans seront accueillis dans les structures du préscolaire ;

 Tous les enfants accèderont à l’école, cycle primaire ou enseignement originel ;

 Mise en place du cycle collégial de 3 ans ;

 En 2030, le taux de transition entre le primaire et le collégial est porté à 80% pour préparer cette généralisation de l’accès.

 68 000 places de formations professionnelles diplômantes et 30 000 de formations qualifiantes réalisées à cet horizon 2030 ;

 Le nombre d’étudiants de l’enseignement supérieur sera porté à 40 000, soit 760 étudiants pour 100 000 habitants.

Par ailleurs, sur la base des prévisions financières du modèle de simulation, le coût total de la stratégie de l’Éducation en termes d’investissement est estimé à près de 157 milliards MRU à l’horizon de 2030. Le budget potentiel de l’Etat est de 139 milliards MRU et le besoin de financement s’élève à 17 milliards MRU.

Le plan d’actions triennal 2024-2026 du PNDSE III, qui identifie les besoins exprimés pour les trois prochaines années, affiche un coût de près de 28 milliards MRU. Le budget potentiel de l’Etat, sur la même période, est près de 11 milliards MRU tandis que le besoin de financement est estimé à près de 8 milliards MRU. Il prend en compte les actions de la réforme de la chaîne du manuel scolaire, notamment :

 Poursuite de la distribution des manuels scolaires par l’Institut Pédagogique National (IPN).

 Expérimentation d’un nouveau modèle de distribution et de gestion des manuels dans deux zones pilotes (Nouakchott Nord et le Brakna), qui mobilisera les services centraux et déconcentrés ainsi que les parents d’élèves à travers les COGES.

2- Perspectives

Pour clore le processus d’élaboration du PNDSE III et lancer son exécution dans les meilleures conditions, il faudrait :

 Obtenir un endossement officiel des partenaires ;

 Elaborer un nouveau Protocole de Financement Concerté (après celui du PNDSE I, à signer entre le MEDD et les PTFs).

 Mettre en place :

o Un comité interministériel de suivi ;

o De nouvelles instances de coordination représentatives des acteurs impliqués ;

o L’organisation d’une table ronde pour la mobilisation de nouveaux financements.