La ministre a ajouté qu'il ne lui est pas donné de prendre des mesures exceptionnelles pour augmenter les salaires des professeurs, soulignant que le ministère a connu, ces derniers mois, plusieurs réformes rendant impossible la prise en compte des nouvelles charges découlant de l'augmentation réclamée.
Elle a ajouté que les objectifs fixés par le Département ont fait de l'amélioration des conditions de travail des enseignants la priorité des priorités, et ce dans le cadre d'une stratégie intégrée de développement de tous les systèmes de l'éducation nationale dans le pays.
Elle a indiqué que le Ministère a engagé, dès les premiers jours, une série de rencontre avec le nouveau bureau du Syndicat national de l'Enseignement supérieur pour étudier avec lui la plate-forme revendicative et qu'il a présenté par la suite des propositions et des solutions pratiques à ce sujet.
Elle a précisé que le ministère a été surpris de voir le nouveau bureau lancer le 11 mars 2008, un avis de grève de 45 jours consécutifs, en dépit du sérieux et de la franchise du dialogue et des résultats concrets obtenus dès les premières séances. "En dépit de cette démarche inattendue", poursuit Madame la ministre, le Département a continué à chercher des solutions adéquates aux points restants.
Il s'en suivit une rencontre, le mercredi 9 avril, au cours de laquelle les propositions du Ministère concernant chaque revendication furent présentées, étant entendu que le Bureau du syndicat devait les communiquer à ses adhérents et tenir le département informé de l'avis des enseignants. "Mais le ministère fut à nouveau surpris de voir le bureau entamer directement la procédure d'exécution de la grève dans tous les établissements de l'enseignement supérieur", poursuit la ministre.
Elle a indiqué également que l'augmentation nette des salaires des enseignants du supérieur a atteint un taux moyen de 33% du salaire brut, un effort dit-elle, qui "mérite une appréciation positive, non une grève".
Enfin, elle a souhaité que les enseignants du Supérieur, "élite du pays", reconsidèrent leur attitude en prenant en compte la situation sensible qui caractérise la présente étape de l'histoire du pays. Elle a ajouté que les portes du ministère seront toujours ouvertes comme elles l'ont toujours été à tout dialogue constructif et fructueux.
La conférence de presse s'est déroulée en présence du secrétaire général du MEN, du président de l'Université de Nouakchott et de nombre de responsables du secteur de l'Education.
AMI